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Cybercriminalité

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12 mars 2012

VI.

Les sanctions.

 

La cybercriminalité a tendance ces dernières à se professionnaliser. Les délits les plus courants sont le vol et le chantage. Il s’agit pour le vol de s’approprier des fichiers de données ou des codes, soit pour en bénéficier à titre personnel, soit pour les revendre à des entreprises concurrentes ou à d’autres utilisateurs. Dans ce cas, ce délit est sanctionné par les articles 323-1 et 323-2 du Code pénal. En raison de l'interprétation stricte la loi pénale, le vol n'est pas une infraction pouvant s'appliquer aux fichiers informatiques.

  • 2 ans d’emprisonnement ou 30 000 euros d’amende pour le fait d’accéder ou de se maintenir frauduleusement dans tout ou partie d’un système de traitements automatisés de données.
  • de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, le même délit lorsqu’il en est résulté soit de la suppression ou la modification de données contenues dans le système, soit une altération du fonctionnement de ce système.
  • de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende, le fait d’entraver ou de fausser le fonctionnement d’un système automatisé de données.

Selon l’article L. 341-1 du Code de la propriété intellectuelle[1] est interdit « l’extraction par transfert permanent ou temporaire de la totalité ou d’une partie qualitativement ou quantitativement substantielle du contenu d’une base de données sur un autre support par tout moyen ou sous toute forme que ce soit… » Le non respect de cet article peut entrainer des sanctions de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende ou 5 ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende lorsque le délit a été commis en bande organisée. Ce délit engageait déjà la responsabilité pénale des personnes morales lorsque celle-ci était régie par le principe de spécialité.

 

Le dispositif législatif :

 

Le législateur français a commencé à percevoir l’informatique comme un instrument criminogène à partir des années 80. La première à instauré un dispositif répressif destiné à la lutte contre les manifestations du crime informatique visant à assurer la sécurité des systèmes d’information et à réprimer la fraude informatique fut la loi « Godfrain » le 5 janvier 1988.

Les délits informatiques se trouvent alors désormais codifiés dans les articles 323-1 et suivants du code pénal, dans la section « des délits contre les systèmes de traitement automatisé de données ».

 

La Convention Européenne sur la cybercriminalité :

 

Une législation nationale sur la criminalité informatique limiterait sérieusement la lutte contre le phénomène mondial de la cybercriminalité. La convention sur la cybercriminalité a été adoptée par le Conseil des Ministres du Conseil de l'Europe à Budapest le 8 novembre 2001 et ouvert à signature le 23 novembre 2001. L'entrée en vigueur exigeait cinq signatures dont trois membres du Conseil de l'Europe.

 

La Convention sur la cybercriminalité est le premier instrument de droit international conventionnel contraignant spécifiquement élaboré pour lutter contre la criminalité affectant les systèmes, réseaux et données informatiques Ce traité couvre tous les aspects de la cybercriminalité, y compris l'accès illégal, l'interception illégale de données, les interférences au fonctionnement des systèmes, le détournement des équipements, les activités de contrefaçon, la fraude informatique, la pornographie infantile ainsi que les violations aux droits d'auteurs et aux droits voisins. Le traité offre un cadre légal à la lutte contre la cybercriminalité et favorise l'échange d'informations entre les pays signataires. La convention a été signé par 46 pays (Convention on Cybercrime). Elle a été ratifiée par 24 d'entre eux. La Chine, plusieurs pays d'Amérique Latine ou la Russie, considérés comme les premiers pays producteurs de programmes malveillants ne l’ont pas ratifié. Le Royaume-Uni non plus, mais a prévu de le faire en 2009.

 

La loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme :

 

Avec cette loi, l’obligation de conservation et de communication à la justice des données techniques a été élargie aux cybercafés et aux bornes Wifi. Elles sont désormais assimilées à des opérateurs de communication électroniques. Cependant, en pratique, l’absence d’obligation d’identification des clients ayant recours à ces services constitue une réelle limite à l’utilité de la disposition.

 

La loi du 1er août 2006 relative au droit d’auteur et aux droits voisins :

 

Ce texte vise à préserver les droits des créateurs. L’offre de moyens illicites de mise à disposition du public d’œuvres ou objets protégés, est réprimée. Les éditeurs et les distributeurs de logiciels dédiés ou utilisés dans ce but sont désormais passibles du délit de contrefaçon.  De même, la confiscation des recettes tirées de l’exploitation du logiciel litigieux, la publication du jugement ou encore l’interdiction d’exercer l’activité d’édition ou de distribution de logiciels peuvent être utilisé comme moyen de répression. Enfin cette loi dispose des différents facteurs aggravants, comme le nom respect de la « chronologie des médias » en cas de mise à disposition d’une œuvre avant sa sortie officielle.

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12 mars 2012

V.

V.        La protection contre la cybercriminalité.

 

Pour vous protéger contre les infractions commises sur les réseaux informatiques, il existe trois types de mesures, concernant votre ordinateur, vos enfants et les achats effectués sur Internet.

 

La protection de votre ordinateur :

 

- Un logiciel antivirus régulièrement mis à jour protège votre ordinateur contre les virus et les logiciels indésirables.

- Une barrière de protection dite "fire wall" empêche les piratages (intrusions) dans votre ordinateur personnel ou sur un réseau informatique.

 

La protection de vos enfants :

 

L'accès à certains sites peut être verrouillé avec les navigateurs Internet en allant dans le menu "options", puis "sécurité", reconnaissable par les logos :

Confiance

Interdit

Codé

Des logiciels spécifiques filtrent les accès en fonctionnant par "listes noires" (listes de sites autorisés ou interdits) et/ou par mots-clés.

Mais la meilleure protection reste la vigilance parentale car aucun dispositif n'offre une sécurité absolue, le réseau Internet évoluant sans cesse.

 

Quelques conseils pour une bonne utilisation d'Internet par vos enfants :

 

- Faites d'Internet un outil familial et d'échange en installant l'ordinateur dans une pièce commune ;

- Incitez vos enfants à la prudence: ne pas donner d'informations personnelles ni prendre rendez-vous avec un inconnu ;

- Etablissez un climat de confiance avec vos enfants pour qu'ils puissent s'exprimer sur des sites pouvant les mettre mal à l'aise.

 

 Si vous trouvez sur Internet des contenus pornographiques mettant en scène des mineurs, vous devez le signaler :

- au service de police ou de gendarmerie le plus proche de votre domicile ;

- sur Internet: sur le site https://www.internet-signalement.gouv.fr vous trouverez des conseils, les textes de lois et un formulaire pour effectuer un signalement en ligne.

Pour tout signalement, soyez précis afin de faciliter les vérifications : décrivez les circonstances exactes de la découverte du site : date, heure, site et cheminement pour y parvenir. Votre signalement est confidentiel et peut, si vous le souhaitez, rester anonyme.

 

La protection de vos achats sur Internet :

 

Les achats sur Internet sont de plus en plus sécurisés. L'apparition de logos en bas du navigateur (cadenas et clé) est un gage de cette sécurité. Toutefois, restez vigilants face à une offre trop intéressante. En cas de doute, vérifiez les informations légales du site : numéro SIRET, registre du commerce.

 

Si vous êtes victime d'une escroquerie (commande payée sans livraison de la marchandise, débit sans achat), vous pouvez porter plainte en indiquant :

- si vous êtes ou non abonné à Internet ;

- si vous avez utilisé votre carte bancaire sur Internet et pour quel(s) site(s) ;

- le numéro complet de votre carte bancaire ayant servi au paiement, la référence de votre banque et de votre compte, ainsi que la copie du relevé de compte bancaire où apparaît le débit frauduleux. Le renseignement de ces informations est essentiel pour permettre aux enquêteurs de mener à bien leurs investigations.

12 mars 2012

IV.

Exemples de cybercriminalité.

 

Le Clusif (Club de la sécurité des systèmes d'informations français) a publié jeudi dernier un panorama retraçant l'activité de la cybercriminalité dans le monde au cours de l'année 2004. Une année marquée par une forte croissance des activités à seul but d'enrichissement personnel illustrées par le vol de données, le chantage ou encore l'espionnage industriel.

 

En matière de vols d'informations, le Clusif cite les exemples de l'affaire Microsoft, survenue en février 2004, où l'éditeur retrouve - en libre accès sur Internet - le code source de Windows 2000 SP1 et NT 4.0 Service Pack 3. L'un de ses partenaires sera plus tard identifié comme l'origine de la fuite. Une affaire à mettre en parallèle avec celle qui touche Cisco en mai 2004. Un site russe détaille alors les spécifications du code source de certains routeurs de la société (lire l'article du 18/05/2004).

 

Ces vols plus médiatisés que ceux de la Wells Fargo ou de Jolly Technologies peuvent ensuite faire l'objet de commerce en ligne comme le pratique le Source Code Club début juillet (lire l'article du 16/07/2004) ou l'exploitation de failles pour s'introduire sur les réseaux souhaités. Des failles qui, combinées avec la croissance des logiciels espions et des logiciels publicitaires, constituent le second événement marquant de l'année 2004, selon le panorama du Clusif.

 

Un réseau de 20 000 proxys se loue 75 euros la semaine.

 

L'explosion des codes malveillants capables de "renifler" des informations confidentielles constituent un intérêt double pour les cybercriminels. D'une part, ils peuvent donner lieu à du vol d'informations confidentielles, phishing par exemple, et d'autre part, certains laissent une porte ouverte vers le poste de l'internaute afin d'exploiter la machine à l'insu de l'internaute pour une attaque en déni de service par exemple (lire l'article du 29/07/2004). Le Clusif rappelle qu'il est nécessaire de distinguer les logiciels publicitaires des logiciels espions ou encore des robots et des vers.

 

Si les premiers prêtent parfois à confusion en raison de leur caractère intrusif, les seconds posent de réels problèmes de confidentialité, les deux derniers programmes étant clairement offensifs. Une menace qui reste ignorée du grand public, d'après le Club professionnel, mais clairement exploitée par les pirates. Ainsi selon l'étude, un réseau de 20 000 proxy se loue 75 euros la semaine et, en échange de 38 euros par mois, il est possible de recevoir une liste des proxy ouverts. Pour accéder à 500 bots, le prix peut monter jusqu'à 380 euros.

 

36 M$ : le coût du dédommagement des clients de SoftBank.

 

Dans le domaine du chantage, l'année 2004 aura été marquée par le cas SoftBank. Le fournisseur d'accès Internet japonais doit verser 28 millions de dollars en échange de la non-divulgation des données personnelles de ses clients. Le coût total du dédommagement de ses clients se monte au final à 36 millions de dollars. En mars, c'est au tour de Google d'être victime d'un chantage auprès de son logiciel de publicité. Un pirate se dit être en mesure de détourner le nombre de clics générés et demande 150 000 dollars à la société.

 

Le panorama se termine par la menace future, celle venue des réseaux sans fil. Avec la convergence des différents environnements mobiles (Bluetooth, Wi-Fi, 3G…), les réseaux sans fil deviennent des proies de plus en plus attirantes pour les cybercriminels.

12 mars 2012

III.

  1. Attaque de sites internet.

 

Les attaques de type Cross-Site Scripting (notée parfois XSS  ou CSS) sont des attaques visant les sites web affichant dynamiquement du contenu utilisateur sans effectuer de contrôle et d'encodage des informations saisies par les utilisateurs. Les attaques Cross-Site Scripting consistent ainsi à forcer un site web à afficher du code HTML ou des scripts saisis par les utilisateurs. Le code ainsi inclus (le terme « injecté » est habituellement utilisé) dans un site web vulnérable est dit « malicieux ».

 

Il est courant que les sites affichent des messages d'information reprenant directement un paramètre entré par l'utilisateur. L'exemple le plus classique est celui des « pages d'erreur 404 ». Certains sites web modifient le comportement du site web, afin d'afficher un message d'erreur personnalisée lorsque la page demandée par le visiteur n'existe pas. Parfois la page générée dynamiquement affiche le nom de la page demandée. Appelons http://site.vulnerable un site possédant une telle faille. L'appel de l'URL http://site.vulnerable/page-inexistante correspondant à une page n'existant pas provoquera l'affichage d'un message d'erreur indiquant que la page « page-inexistante » n'existe pas. Il est ainsi possible de faire afficher ce que l'on souhaite au site web en remplaçant « page-inexistante » par toute autre chaîne de caractère.

 

Ainsi, si aucun contrôle n'est effectué sur le contenu fourni par l'utilisateur, il est possible d'afficher du code HTML arbitraire sur une page web, afin d'en changer l'aspect, le contenu ou bien le comportement.

 

De plus, la plupart des navigateurs sont dotés de la capacité d'interprêter des scripts contenus dans les pages web, écrits dans différents langages, tel que JavaScript, VBScript, Java, ActiveX ou Flash. Les balises HTML suivantes permettent ainsi d'incorporer des scripts exécutables dans une page web : <SCRIPT>, <OBJECT>, <APPLET>, and <EMBED>.

 

Il est ainsi possible à un pirate d'injecter du code arbitraire dans la page web, afin que celui-ci soit exécuté sur le poste de l'utilisateur dans le contexte de sécurité du site vulnérable. Pour ce faire, il lui suffit de remplacer la valeur du texte destiné à être affiché par un script, afin que celui s'affiche dans la page web. Pour peu que le navigateur de l'utilisateur soit configuré pour exécuter de tels scripts, le code malicieux a accès à l'ensemble des données partagées par la page web de l'utilisateur et le serveur (cookies, champs de formulaires, etc.).

 

Conséquences :

 

Grâce aux vulnérabilités Cross-Site Scripting, il est possible à un pirate de récupérer par ce biais les données échangées entre l'utilisateur et le site web concerné. Le code injecté dans la page web peut ainsi servir à afficher un formulaire afin de tromper l'utilisateur et lui faire saisir par exemple des informations d'authentification.

 

Par ailleurs, le script injecté peut permettre de rediriger l'utilisateur vers une page sous le contrôle du pirate, possédant éventuellement la même interface graphique que le site compromis afin de tromper l'usager. Dans un tel contexte, la relation de confiance existant entre l'utilisateur et le site web est complètement compromise.

 

Persistance de l'attaque :

 

Lorsque les données saisies par l'utilisateur sont stockées sur le serveur pendant un certain temps (cas d'un forum de discussion par exemple), l'attaque est dite « persistante ». En effet, tous les utilisateurs du site web accès à la page dans laquelle le code nuisible a été introduit.

 

Les attaques dites « non persistantes » concernent les pages web dynamiques dans lesquelles une variable entrée par l'utilisateur est affichée telle quelle (par exemple l'affichage du nom de l'utilisateur, de la page en cours ou du mot saisie dans un champ de formulaire). Pour pouvoir exploiter cette vulnérabilité, l'attaquant doit fournir à la victime une URL modifiée, passant le code à insérer en paramètre. Néanmoins, une URL contenant des éléments de code Javascript pourra paraître suspecte à la victime, c'est la raison pour laquelle cette attaque est la plupart réalisée en encodant les données dans l'URL, afin qu'elle masque le code injecté à l'utilisateur.

 

Attaque croisée :

 

Dans l'exemple précédent, l'ensemble du script est passé en paramètre de l'URL. La méthode GET, permettant de passer des paramètres dans l'URL est limitée à une longueur totale de 255 caractères pour l'URL. Grâce à l'attribut SRC de la balise <SCRIPT>, il est possible d'exécuter du code malicieux stocké dans un script sur un serveur distant ! Dans la mesure où il est ainsi possible d'injecter du code à partir d'une source distante, ce type d'attaque porte le nom de « Cross-Site » (« Cross-Site » signifie littéralement « entre sites »).

 

Protection :

 

Du côté de l'utilisateur, il est possible de se prémunir contre les attaques CSS en configurant le navigateur de manière à empêcher l'exécution des langages de scripts. Dans la réalité cette solution est souvent trop contraignante pour l'utilisateur car de nombreux sites refuseront de fonctionner correctement en l'absence de possibilité d'exécution de code dynamique. La seule façon viable d'empêcher les attaques Cross-Site Scripting consiste à concevoir des sites web non vulnérables. Pour ce faire, le concepteur d'un site web doit :

 

    * Vérifier le format des données entrées par les utilisateurs ;

    * Encoder les données utilisateurs affichées en remplaçant les caractères spéciaux par leurs équivalents HTML. Le terme « sanitarisation » (en anglais « sanitation ») désigne toutes les actions permettant de rendre sûr une donnée saisie par un utilisateur.

12 mars 2012

II.

  1. Vols sur internet.

 

Se faire voler son argent

 

S'introduire dans vos comptes financiers sur le Web en récupérant votre compte d'accès au site Web de votre banque, les pirates peuvent vider votre compte bancaire. Ils peuvent aussi cibler des sites financiers comme les sites d'enchères (Ebay) ou de paiement en ligne (Paypal). Pour vous pirater, ils installent un logiciel keylogger sur votre ordinateur, ou vous envoie un email de type phishing.

 

Les arnaques financières par email

 

Un spam raconte qu'un soi-disant héritier d'un roi déchu vous demande d'accepter un virement d'une grosse somme d'argent sur votre compte, qu'il récuperera par la suite moyennant une commission. En réalité le compte d'origine, situé à l'étranger dans un désert législatif, n'est pas approvisionné. Avant que votre banquier ne s'en aperçoive, vous aurez versé la somme à l'escroc, et vous devrez rembourser à votre banque la totalité du virement.

 

Paiement par carte bleue

 

Il est arrivé plusieurs fois que des sociétés spécialisées dans le paiement sur Internet et bien protégées, se fassent pirater et voler leur fichier de cartes bleues suite à une intrusion. Si vous voulez acheter sur Internet, utilisez d'autres moyens plus sûrs.

 

Votre ordinateur peut devenir un relai (proxy) pour des pirates

 

Un relai ou proxy est un intermédiaire entre un ordinateur client et un ordinateur serveur. Ce mécanisme peut être appliqué à tout type d'application. Par exemple sur le Web, par défaut vous vous connectez au serveur Web directement, sans intermédiaire. Si vous configurez votre navigateur pour passer par un poxy, quand vous demandez une page Web, votre requête est transmise à ce relai, qui renvoie votre demande au serveur Web concerné. Ensuite la réponse repasse par le proxy qui vous renvoie la page Web demandée.

 

Un pirate masque son identité avant d'attaquer un ordinateur distant : il cherche un relai sur le réseau à partir duquel il va démarrer son agression. L'intermédiaire sera vu comme l'attaquant pour la cible. Votre ordinateur est un candidat pour se faire pirater et servir de proxy à votre insu : on appelle cela un zombi. Dans un passé récent, des centaines de zombis ont servi à lancer des attaques massives contre des serveurs Web célèbres. Dans cet exemple : trois pirates ont créé un réseau de plus d'un million de zombis.

 

Il peut aussi servir de relai pour envoyer des spams par milliers.

 

Qui fait la loi sur internet ?

 

La loi et l’ordre. Du côté du FBI, depuis plusieurs années déjà, les agents traquent les cybercriminels, et pas seulement aux États-Unis. Opération PHYSH FRY , la plus grande opération d’investigation de cyber criminalité de l’histoire. Unique par  le nombre des agents engagés, et pour l’agent spécial Cameron Malin, du FBI c’était la toute première collaboration officielle entre les Etats-Unis et le reste du monde pour vaincre les hackers.

 

Le web, un véritable danger :

 

Le grand défaut d’internet c’est sa transparence. Il n’existe pas de secret. Les pirates ont même créé un marché noir de la donnée volée. Numéros de cartes de crédit, passeports électroniques,  mots de passe, tout s’achète via le web. Les cyber criminels se sont constitués en réseaux et emploient les mêmes chemins que vous pour échanger des données qui ne vous appartiennent plus. Le web est décidément un lieu bien dangereux où trois secondes suffisent pour tout perdre.

 

La contamination des ordinateurs par les virus, les spams et autres logiciels espions, n'ont d'autre but que de nous voler nos données et au bout du compte notre compte en banque ??? Ce n'est qu'une partie du problème, hélas.. L'ordinateur connecté est pour les pirates, soit une cible, soit un moyen de propager les virus et les logiciels espion. On ne compte plus les ordinateurs zombies dans les entreprises ou chez les particuliers qui servent de base aux organisations criminelles pour héberger, pour transmettre ou pour attaquer, en toute impunité, les grands serveurs de la planète.

 

Une collaboration internationale contre le piratage informatique

 

C’est ce que tentent les Etats mais aussi les grandes sociétés en cherchant à se fédérer par des lois internationales, des collaborations entre les polices spécialisées de tous les pays. Il est peut être trop tard. En effet, le réseau internet qui date d'une quarantaine d'années n'a jamais été conçu pour protéger les données informatiques. C'est un défaut de conception.

 

Réinventer un autre internet

 

Oui, mais certainement pas au détriment de notre vie privée.Car la seule lutte possible contre la cybercriminalité c'est de surveiller toutes les données de tous les ordinateurs du monde entier. Symantec, éditeur de solutions antivirus qui organisait la réunion sur la cybercriminalité à Los  Angeles et le Ponemon Institute, une société d'études de gestion des informations sensibles et confidentielles, viennent juste d'annoncer les résultats d'une enquête menée conjointement auprès d'informaticiens.

 

Et les résultats de cette enquête sont catastrophiques. La plupart des entreprises n'auraient pas les procédures et les outils nécessaires pour garantir la sécurité permanente des informations sensibles stockées dans le "cloud computing". En français « l'informatique des nuages », le concept  consiste à  héberger nos données et nos applications ailleurs, plutôt que de les héberger sur son propre ordinateur. Et selon l'enquête de Symantec, seulement 27 % des entreprises interrogées ont mis en place des procédures de validation des applications de cloud computing utilisant des informations sensibles ou confidentielles.

 

Et selon la même étude, dans la plupart des entreprises, l'évaluation des fournisseurs de services de « cloud computing » n'est pas du ressort des responsables informatiques et de la sécurité qui devraient, en principe, s'en charger.  68 % des entreprises interrogées déclarent qu'elle incombe aux utilisateurs finaux et aux directeurs d'unités métier. Il ressort de l'enquête que les employés prennent des décisions sans avoir le point de vue de leur département informatique ou sans une parfaite maîtrise des risques de sécurité associés au cloud computing.Hormis les entreprises, les particuliers sont également concernés par le piratage.  

 

Comment un particulier peut-il se prémunir contre ce genre de risques ?

 

Curieusement, les problèmes des entreprises sont exactement de même nature que les problèmes  rencontrés par les particuliers. Deux minutes pour casser un antivirus, un marché noir de la donnée personnelle sur internet, les pirates vendent, achètent des mots de passe et des numéros de comptes en banque... C'est véritablement d'une guerre qu'il s'agit. Le seul conseil qu'on puisse donner à un particulier qui veut réellement se protéger des pirates c'est de ne jamais être l'administrateur de son ordinateur. Car, dès que votre machine est allumée, elle vous demande un mot de passe. Elle est aussi automatiquement connectée à internet. Si cette machine s'ouvre à votre nom en tant qu'administrateur vous vous faites pirater sans aucun problème. Si elle est sous le nom de l'administrateur,  vos données personnelles seront volées pareillement, mais en cas de dégâts sur votre machine, des données détruites par exemple, vous pourrez toujours récupérer vos données à travers votre système de sauvegarde.

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12 mars 2012

I.

  1. Usurpation d’identité.

 

L'usurpation d'identité (improprement qualifiée de vol d’identité) est le fait de prendre délibérément l'identité d'une autre personne vivante, généralement dans le but de réaliser des actions frauduleuses commerciales, civiles ou pénales, comme régulariser sa situation au regard de l'émigration, accéder aux finances de la personne usurpée, ou de commettre en son nom un délit ou un crime, ou d'accéder à des droits de façon indue. Il existe aujourd'hui des usurpations d'identité de personnes morales, c'est-à-dire d'individus qui créent de fausses filiales de sociétés existantes, dans le but de réaliser des escroqueries.

 

La voie numérique ou informatique : (Voir enquete CREDOC et CSA)

 

    à La subtilisation de mots de passe : il est possible de voler un mot de passe en regardant par-dessus l’épaule d’un individu qui écrit son mot de passe sur un clavier, en installant une caméra dans un endroit stratégique ou en utilisant un enregistreur de frappe ;

    à L'intrusion locale sur le navigateur : il est possible à un intrus de reprendre une session sur un site quand l'utilisateur a simplement fermé l'onglet où il opérait, en utilisant l'historique du navigateur. L'intrus local peut alors accéder aux informations du profil, les modifier, les détourner etc. et usurper l'identité de l'utilisateur légitime. L'usurpateur peut librement effectuer des transactions au détriment de l'utilisateur légitime.

    à L’écoute électronique : des fraudeurs peuvent placer des appareils d’écoute entre un terminal de validation de cartes de crédit et le réseau de communications pour capter les numéros de carte de crédit et les mots de passe des acheteurs ;

    à L’hameçonnage (ou phishing): il consiste à simuler des messages électroniques de compagnies légitimes qui demandent des informations personnelles au receveur ; évidemment, les réponses des répondeurs naïfs sont reçues par des fraudeurs qui utilisent ensuite ces informations pour frauder leurs victimes ;

   à Les escroqueries par téléphone : des fraudeurs se font passer pour des fonctionnaires, des enquêteurs ou des employés de compagnies légitimes pour soutirer des renseignements personnels.

12 mars 2012

Sommaire

Sommaire

I.       Usurpation d’identité. 3

La voie numérique ou informatique : (Voir enquete CREDOC et CSA). 3

II.      Vols sur internet. 3

Se faire voler son argent 3

Les arnaques financières par email 3

Paiement par carte bleue. 4

Votre ordinateur peut devenir un relai (proxy) pour des pirates. 4

Qui fait la loi sur internet ?. 4

Le web, un véritable danger : 4

Une collaboration internationale contre le piratage informatique. 5

Réinventer un autre internet 5

Comment un particulier peut-il se prémunir contre ce genre de risques ?. 5

III.         Attaque de sites internet. 6

Conséquences : 6

Persistance de l'attaque : 7

Attaque croisée : 7

Protection : 7

IV.       Exemples de cybercriminalité. 8

V.        La protection contre la cybercriminalité. 9

La protection de votre ordinateur : 9

La protection de vos enfants : 9

Quelques conseils pour une bonne utilisation d'Internet par vos enfants : 9

La protection de vos achats sur Internet : 10

VI.          Les sanctions. 10

Le dispositif législatif : 10

La Convention Européenne sur la cybercriminalité : 11

La loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme : 11

La loi du 1er août 2006 relative au droit d’auteur et aux droits voisins : 11

 

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